Véronique Bréger présente « Les Chroniques d’Ouranos »

Véronique Bréger à répondu aux questions du Rayon lesbien, à l’occasion de la publication de son roman d’anticipation,  Les Chroniques d’Ouranos.

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Peux-tu nous raconter l’histoire de la publication de ce livre, Les Chroniques d’Ouranos qui ressort aujourd’hui chez KTM éditions.

C’est une histoire de persévérance et d’opiniâtreté, comme souvent dans le métier d’écrivain.

La première version des Chroniques d’Ouranos, une nouvelle en mode « bêta testeuse » date de 2002. Quelques relectrices plus tard, j’ai réécrit.

Un temps pressenti à la publication par une jeune maison d’édition, le roman a finalement été édité par une autre, suite à un transfert de droits.

Peu de promotion et donc autant de visibilité, et pourtant mes chroniques ont su séduire les membres du jury du Prix du roman lesbien qui l’ont élu meilleur roman lesbien en 2009. Sur quoi, l’éditeur de l’époque a cessé son activité.

Pas de chance, n’est-ce pas ?

Si… la preuve, Les Chroniques d’Ouranos reviennent en version « remastérisée ».

Les Chroniques d'Ouranos de Véronique Bréger

As-tu fait des changements à l’occasion de cette nouvelle publication?

Si nous étions dans un film, je dirais que nous sommes passés du technicolor à une version HD.

De 2009 à 2017, soit 8 ans… et… 5 romans plus tard, ma façon d’écrire a évolué et donc il était évident que je passe Ouranos au prisme d’un autre regard, toujours le mien, mais différent.

Je n’ai pas, à proprement parler, réécrit au point de modifier la structure et la trame, mais oui, il y des changements notables, j’ai donné plus à voir, à respirer, à écouter, à toucher…

 

Peux-tu nous présenter Les Chroniques d’Ouranos et nous dire ce qui t’a inspiré son écriture.

Mon postulat de départ était le suivant : écrire un roman de science-fiction qui soit en mesure d’intéresser des personnes que la science-fiction rebute, a priori.

J’entends souvent des commentaires du style « je n’aime pas la science-fiction parce que ce n’est pas le réel ». Tout part pourtant du regard que l’on porte sur le monde qui nous entoure.

Ce que j’apprécie dans le genre science-fiction, c’est ce que les auteurs nous renvoient de nos époques et l’extrapolation qu’ils en font.

Je me suis intéressée à l’opposition urbain/rural et à la perte des repères quand, issu d’un milieu on se retrouve propulsé dans un autre, sans les codes qui vont avec.

Les Chroniques d’Ouranos est une histoire sur les oppositions et la perte des repères. Un road-movie, souris des villes versus souris des champs.

La ville, c’est Ouranos, une cité-continent. Béton. Pollution. Grise. Sale. Une héroïne du quotidien dont le métier est de « traquer » la pollution, Soann, évolue dans ce monde bousillé par l’humain.

Les champs, c’est Andaïlis, un continent 100 % nature. Vert. Bleu. Transparence. Oxygène. Vivant. Tout se déroule et se vit en harmonie avec une biodiversité époustouflante. Aléna y est botaniste.

C’est ton premier roman de science-fiction. Quels sont les auteurs que tu apprécies et que tu recommanderais aux lectrices du Rayon lesbien qui souhaiteraient découvrir ce genre littéraire.

Deux noms me viennent sans réfléchir.

René Barjavel, pour La Nuit des temps. Une histoire d’amour intemporelle. Un livre d’une immense humanité.

Isaac Asimov, pour le cycle de Fondation (7 romans). Une vision terriblement « contemporaine » de ce que nous vivons ces 30 dernières années.

 

Quand tu n’écris pas des romans lesbiens chez KTM éditions, tu publies également des romans aux Ardents éditeurs. De quel genre de livre s’agit-il et est-ce que ton lectorat lesbien est susceptible de s’y retrouver ?

Les romans publiés chez les Ardents Éditeurs constituent une trilogie. La Nuit des Orpailleurs, La Vengeance de mademoiselle Jin et Le Baiser du Pénitent. Ce sont des romans que l’on peut classer dans un genre double polar/aventure, avec un personnage récurrent de détective privé atypique, Evi Marc.

À la question « est-ce que ton lectorat lesbien est susceptible de s’y retrouver ? », réponses multiples. J’ai habitué mes lectrices de KTM éditions à ne pas être là où l’on m’attendait forcément… de la romance, mais également de l’aventure, de l’anticipation, des réflexions de société, de l’humour et même du polar.

Mon objectif reste identique, proposer du divertissement, créer la surprise, embarquer dans de beaux voyages.

Evi Marc est-elle lesbienne ? La réponse est dans la question 😉

Le Baiser du pénitent de Véronique Bréger

Enfin, quels sont tes projets littéraires et peux-ton espérer prochainement un nouveau roman chez KTM éditions ?

À court terme, soit a priori, au second semestre 2017, un nouveau roman est prévu aux Ardents Éditeurs, un polar urbain sur fond de piratages informatiques.

Quid d’un nouveau roman chez KTM éditions ? Ah ! J’aimerais beaucoup. Je reçois régulièrement des mails de lectrices qui me posent la question.

Je n’ai pas arrêté ma collaboration avec KTM éditions, je l’ai juste suspendue pour participer à d’autres aventures. Mais, rien n’est jamais définitif… alors oui, on peut espérer…

 

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Photo de Véronique Bréger © Eric Garaud

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